L’écoute

Suivant les fondements de l’harmonie tonale, il y a un espace spécifique attribué aux voix et/ou aux différents instruments de l’orchestre. La répartition de ces voix/instruments s’élabore suivant l’intention et l’inspiration du compositeur(trice) tout en tenant compte simultanément de l’ensemble du processus de création d’une pièce d’harmonie.

Au-delà de l’intention et de l’inspiration, il y a une attitude fondamentale qui consiste à simplement écouter ce qui se passe en cour de création. L’effet de rétroaction qui s’en suit nous permet de développer notre oreille et de découvrir constamment de nouvelles possibilités. Les « erreurs » d’harmonie en rapport avec les consonances et les dissonances deviennent des occasions de trouver des solutions originales.

C’est ainsi qu’en actualisant le geste mille fois répété par des générations de compositeurs(trices), de l’écoute active en harmonie, on se joint au terrain de jeu des classiques.

Bien qu’il soit possible de renouveler l’esprit de l’harmonie classique sous un autre mode, l’actualisation de ce geste d’écoute est déjà une création en soi. En même temps qu’il donne naissance à une oeuvre originale, il nous transforme intérieurement par l’acte de présence parce que nous devenons tout simplement davantage conscients. Conscients du processus créatif et de nous-mêmes comme personne.

L’écoute, la présence et la conscience se développent comme fondement d’harmonie au même titre et en parallèle aux connaissances des fondements de l’harmonie tonale.

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